Théâtre

Théâtre

Compagnie Mont-Virago

La compagnie Mont-Virago veut proposer un théâtre, non pas de divertissement, mais au contraire, d’introspection. Sortir du réel, oui, mais seulement pour atteindre la vérité, et non pas l’occulter.

Les larmes amères de
Petra Von Kant

Une pièce de R.W. Fassbinder

« Ce que j’ai acquis par mon travail, je le casse tant que je veux. C’est clair. Ou pas ? » Construire, détruire, et tout recommencer, c’est ainsi que Petra Von Kant avance au fil des années. Célèbre créatrice de mode, elle vit avec sa fidèle Marlène, son factotum. Petra semble diriger son empire avec l’assurance d’une cheffe de guerre, jusqu’au moment où Karine, une jeune mannequin, lui est présentée par son amie Sidonie. Fraîchement divorcée de Franck, Petra voit en Karine la violence et la beauté d’une passion nouvelle, folle et destructrice.

Mise en scène

Sobre et incisive, je souhaitais une atmosphère froide brulante. J’ai inscrit Petra Von Kant dans un univers complètement noir pour faire jaillir la violence et la beauté de la descente aux enfers de cette styliste de mode et mettre en avant la corporalité des actrices, l’émotion viscérale. L’épure était le maître mot, dans le jeu, la musique, la scénographie, les costumes, atteindre l’essence des choses, atteindre l’intemporalité.

Costumes

Créer des costumes pour 6 comédiennes, sur 5 actes était un véritable challenge personnel. J’ai puisé d’une part mon inspiration dans l’esthétique iconique des méchants de Star-Wars, elle-même empruntée aux costumes traditionnels japonnais et des samouraïs. D’une autre part, je me suis également inspirée, pour quelques pièces, des lignes des vêtements européens du 17ème siècle. Je souhaitais un ensemble élégant qui mette en avant la puissance des ces femmes, de cette femme qu’est Petra Von Kant, des vêtements qui sortent du quotidien, en restant toujours sobres et épurés.

Lumières

Avec Petra Von Kant, il me semblait tout naturel d’opposer ombre et lumière. A la manière des peintures du Caravage, faire de Petra Von Kant tantôt une Judith, tantôt une Madeleine en extase.

Infos

Avec : Johanna Deldicque, Aude Badré, Fanny Noiret, Lisa Orhon, Rebecca Williams et Eléonore Deldicque
Architecte décors : Aurore De Charon

Représentée du 29 août 2019 au 9 novembre 2019,
à A la Folie Théâtre, Paris 11.

Billet Reduc
Moyenne des notes des spectateurs : 5/5
Théâtre Online

Parmi les coups de cœur théâtre contemporain pendant plusieurs semaines

La pièce Les larmes amères de Petra Von Kant de Rainer Werner Fassbinder (traduction de Sylvie Müller) est éditée et représentée par l’Arche, éditeur et agence théâtrale. http://www.arche-editeur.com

La presse en parle

L’officiel des spectacles, rubrique Zoom
« Mise en scène chic et sobre : Pour illustrer cette histoire douloureuse, Camille Lambert propose une mise en scène épurée et monochrome et dans laquelle la lumière est réglée au millimètre. En ce sens, elle s’éloigne des codes du réalisateur Fassbinder. Noir et blanc dominent pour offrir au spectateur une expérience à la fois fascinante et tragique. L’ensemble est sublimé par le casting, exclusivement féminin, au premier rang duquel Johanna Deldicque et Rebecca Williams livrent une prestation impeccable. »
Article complet : www.offi.fr

Froggy’s delight
« Au jeu, dans un gynécée placé sous une atmosphère simultanément glaciale, décorporéifiée et vénéneuse et une direction d’acteur efficace et millimétrée, six comédiennes interprètent parfaitement ce rituel de mort cathartique. » MM
Article complet : www.froggydelight.com


VIRAGO [Approche du problème de la féminité ]

Création

Sur le plateau, sept femmes, pas de personnages, pas d’artifices, rien que la vérité. Virago c’est d’abord un sacre. Celui de la muse, mythique et obscure, érigée au rang de divinité. Au début de Virago, la muse hérite du pouvoir des mains de l’artiste. Elle seule prendra la parole, la parole de l’auteure.
Cependant la relation artiste-muse est tumultueuse et intrigante. Virago interroge ce pouvoir qui se révèle d’une ambivalence forte, et renvoie directement au désir, au corps, aux passions, à la pourriture de l’âme et à la difficulté d’être un « monstre de femme ».

Mise en scène

Ici, le corps est au centre de tout. Lumière basse, plateau nu, j’ai voulu axer le spectacle sur les sensations. Et ce en employant tous les médiums de création à ma disposition. Textes, danse, performance, musique, chant lyrique, vidéo… L’objectif était de faire entrer le spectateur ainsi que les comédiennes au plus profond des émotions, parvenir à l’irrationnel, au sacré.

Texte

Pour ce premier spectacle, je me suis pliée à l’exercice de l’écriture. Structuré en une succession de monologues, à la manière d’un manifeste, il n’y a aucun dialogue, aucun personnage. La pièce gravite autour du triangle « amour, beauté, mort ». Mais le texte ne représente que la moitié de la pièce. L’autre moitié est écrite par les corps, dénudés, lors de tableaux performances.

Costumes

Des manchettes noires, un bandeau noir sur la poitrine, une culotte noire et des genouillères noires, telles des amazones des temps modernes, il fallait trouver le parfait équilibre entre fragilité et force. Ainsi, la faible lumière qui se reflète uniquement sur la peau semble créer des sortes de Vénus de Milo mouvantes. Pour la muse, j’ai imaginé un kimono en satin, noir lui aussi, surdimensionné, comme un manteau de roi.

Infos

Avec : Anna Amichia, Pauline Clermidy/Zuruxue Huang, Johanna Deldicque, Eléa Guet, Camille Lambert, Lisa Orhon, Kate Perrault.
Avec la participation de : Léa Lee
Artistes lyriques invitées : Anna Luigi, Alexia Macbeth et Julie Gadenne

Spectacle créé le 30 juin 2017 au Cours Florent (Paris).
Repris le 20 septembre 2017 au Théâtre de Verre, le 1er Novembre 2017 au Festival des Automnales du Cours Florent, et le 8 mars 2018 au Théâtre de Verre.

Récompense

Prix de la meilleure interprétation collective à la cérémonie des Jacques 2018, au Casino de Paris.